Les suppléments webs du Cotterg:

3I/ATLAS, un visiteur venu de loin.

3I/ATLAS est le troisiÚme objet interstellaire observé qui traverse notre systÚme solaire.

La Lyre, l’instrument de musique d’OrphĂ©e

La Lyre est une petite constellation et son Ă©toile principale, VĂ©ga, fait partie du triangle de l’étĂ©.

Le Cygne, ce grand oiseau qui déploie ses ailes sur la Voie Lactée

Le Cygne est une constellation du ciel d’étĂ©. Son Ă©toile principale est la plus septentrionale du triangle d’étĂ©.

Le Triangle d’étĂ©

Trois Ă©toiles brillantes pour se repĂ©rer dans le ciel d’étĂ©.
Le triangle d’étĂ© est visible toute la nuit entre juin et aoĂ»t.

La constellation de la Grande Ourse

La Grande Ourse est une constellation septentrionale visible toute l’annĂ©e sous nos latitudes.

Claude Nicollier: Quand la passion de l’astronomie et de l’espace se rejoignent.

Deux missions spatiales de Claude Nicollier pour réparer le télescope Hubble.

Entre volcans et étoiles en compagnie de Claude Nicollier.

Une voyage d’astronomie accompagnĂ© par Claude Nicollier.

La constellation d’Orion, le chasseur du ciel

La constellation hivernale d’Orion est riche en objets cĂ©lestes observables aux jumelles.

Les sept sƓurs et Jupiter

Cet automne et hivers, Jupiter passera entre Les Pléiades et Orion. Belles observations en perspective.

Les Perséides, une pluie de météores

Une pluie de mĂ©tĂ©ores se produit lorsque la Terre traverse l’orbite d’une comĂšte.

Les extras:

Aurores borĂ©ales – NorvĂšge 2025

En février 2025, lors de notre voyage en NorvÚge, nous avons eu la chance de voire des aurores boréales.

Le Ciel de Salamanque

Une visite recommandée pour tous ceux qui voyagent dans la région de Salamanque.
A recommended visit for anyone traveling in the Salamanca region.

Pour en savoir plus:

Définition de quelques objets célestes:

Notre systĂšme solaire:

Notre systÚme solaire comporte 8 planÚtes, Mercure, Vénus, La Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune qui gravitent autour du Soleil.  A part Mercure et Vénus, toutes les planÚtes ont au moins une lune.

Notre systĂšme solaire comporte Ă©galement d’autres corps cĂ©lestes:

Entre Mars et Jupiter se trouve la ceinture d’astĂ©roĂŻdes principale. On estime qu’il existe prĂšs de 12’000 astĂ©roĂŻdes de plus que 10 Km de diamĂštre et plus de 32 millions de plus petits astĂ©roĂŻdes (jusqu’à 100 m de diamĂštre). Ces astĂ©roĂŻdes sont de nature rocheuse et ont desformes diverses. Les 4 plus grandsson CĂ©rĂšs, Vesta, Pallas et Hygiea. Le plus grand astĂ©roĂŻde est aussi une planĂšte naine, CĂ©rĂšs (940 Km de diamĂštre) qui tourne autour du soleil en 4.6 ans.

Au‐delĂ  de l’orbite de Neptune se trouve la ceinture de Kuiper, qui est un anneaux de d’astĂ©roĂŻdes qui s’étend jusqu’à environ 7,5 milliards de Km du soleil. Il y probablement des millions d’objets transneptuniens dans cette rĂ©gion du systĂšme solaire. Parmi ce objets transneptuniens, il y a plusieurs planĂštes naines: Pluton, Eris, Haumea, Makemake, Gonggong, Quaoar, Sedna, et Orcus, par ordre de taille.

Notre systĂšme solaire comporte Ă©galement des comĂštes, qui sont des rĂ©sidus gelĂ©s de la formation de notre systĂšme solaire, et sont composĂ©es de poussiĂšres, rochers et glaces. Elles mesurent entre quelques kilomĂštres et quelques dizaines de kilomĂštres de diamĂštre. Quand elles s’approchent autour du soleil, elles se rĂ©chauffent et Ă©mettent alors des gaz et des poussiĂšres. Ces traces, ou queues, sont orientĂ©es loin du soleil et peuvent atteindre des millions de kilomĂštres.

La limite de notre systĂšme solaire est dĂ©finie par l’hĂ©liopause, la frontiĂšre thĂ©orique de notre systĂšme solaire, est l’endroit oĂč les vents solaire sont arrĂȘtĂ©s par le milieux interstellaire, c’est‐à‐dire que les particules d’origine solaire (les vents solaires) n’ont pas assez d’énergie pour repousser les rayons cosmiques Ă©mis par les Ă©toiles voisines. La rĂ©gion Ă  l’intĂ©rieur de l’hĂ©liopause est l’hĂ©liosphĂšre.

Le cas de Pluton: Pluton Ă©tait la 9Ăšme planĂšte de notre systĂšme solaire. Toutefois, en 2006, l’Union Astronomique Internationale dĂ©cide de la dĂ©choir de son statut de planĂšte pour la classer dans la nouvelle catĂ©gorie de “planĂšte naine”. Pluton est effet bizarre: alors que toutes les planĂštes tournent autour du Soleil dans un mĂȘme plan, elle suit une orbite qui n’est pas alignĂ©e avec celle des 8 planĂštes. De plus, alors que toutes les planĂštes Ă  partir de Jupiter sont des boules de gaz ou de glaces beaucoup plus grandes que la Terre, Pluton n’est qu’un rocher sans atmosphĂšre, plus petit que notre Lune. C’est la dĂ©couverte d’Éris en 2005 qui a dĂ©clenchĂ© le grand dĂ©bat sur la dĂ©finition des planĂštes.

Vers la 1Ăšre partie du petit voyage Ă  travers l’univers

Les exoplanĂštes:

Une exoplanĂšte est une planĂšte qui gravite autour d’une Ă©toile autre que le soleil.

Le 6 octobre 1995, Michel Mayor, professeur Ă  l’Observatoire de la FacultĂ© des sciences de l’UniversitĂ© de GenĂšve, et son doctorant Didier Queloz rĂ©volutionnaient le monde de l’astrophysique en annonçant la dĂ©couverte de la premiĂšre planĂšte situĂ©e en-dehors de notre systĂšme solaire. Ils ont reçu le Prix Nobel de physique en 2019. Cette planĂšte, nommĂ©e 51 Pegasi b, tourne autour de l’étoile 51 Pegasi a (classe G2v, comme le soleil), qui se trouve Ă  50,5 AL du soleil.

A l’heure actuelle les astronomes connaissent plus de 5590 exoplanùtes (https://exoplanets.nasa.gov/discovery/exoplanet-catalog/).

Les étoiles et leur formation:

Une Ă©toile est un corps cĂ©leste qui rayonne sa propre lumiĂšre par rĂ©actions de fusion nuclĂ©aire, ou des corps qui ont Ă©tĂ© dans cet Ă©tat Ă  un stade de leur cycle de vie, comme les naines blanches ou les Ă©toiles Ă  neutrons. La masse d’une Ă©toiles peut s’Ă©tendent de 0,085 masse solaire Ă  une centaine de masses solaires. La masse dĂ©termine la tempĂ©rature et la luminositĂ© de l’Ă©toile. Le Soleil est une Ă©toile.

La magnitude apparente indique la brillance apparente d’un corps cĂ©leste (voir figure ci-dessous). Sirius, l’étoile la plus brillante avec une magnitude de -1.5, est la rĂ©fĂ©rence moderne de cette Ă©chelle. Une Ă©toile de magnitude -1 est env. 2.5 fois plus brillante qu’une Ă©toile de magnitude 0, qui est elle env. 2.5 fois plus brillante qu’une Ă©toile de magnitude 1, etc.  Notre oeil perçoit des Ă©toiles jusqu’Ă  une magnitude d’env. 6 dans un ciel parfaitement noir.

Les astronomes utilisent le diagramme de Hertzsprung-Russell pour classer les Ă©toiles en fonction de leurs luminositĂ©, classe spectrale ou tempĂ©rature. La plupart des Ă©toiles, comme le soleil, se trouvent dans la “sĂ©quence principale (V)”. Ainsi une Ă©toile assez “froide” peut avoir une trĂšs forte luminositĂ©, comme BĂ©telgeuse, Ă  cause de sa trĂšs grande taille. Par opposition, une Ă©toile trĂšs chaude peut ĂȘtre trĂšs peu lumineuse Ă  cause de sa petitesse, comme Sirius B.

Diagramme de Hertzsprung-Russell

α Centauri est un systĂšme de trois Ă©toiles distantes de 4.2 Ă  4.4 AL du soleil. C’est le systĂšme d’étoiles le plus proche de notre systĂšme solaire. Proxima Centauri, membre de ce groupe, est l’étoile la plus proche du soleil (Ă  4.2 AL du Soleil). C’est une naine rouge avec une masse de 12.5% de celle du soleil.

Les Ă©toiles “naissent” dans le cƓur dense dans un nuage molĂ©culaire (hydrogĂšne) sous l’effet des forces gravitationelles.

La mort des étoiles:

Au cours de leur vie les Ă©toiles vont consommer leur carburant de base, l’hydrogĂšne, pour former de l’hĂ©lium. Quand l’hydrogĂšne est consommĂ©, elles vont commencer Ă  fusionner del’hĂ©lium pour donner du carbone et de l’oxygĂšne. Les Ă©toiles de la taille du soleil ne pourrons pas soutenir une fusion nuclĂ©aire d’atomes plus lourds que l’hĂ©lium et vont s’effondrer pour donner des “naines blanches”. Leurs couches externes relĂąchĂ©es forment alors des nĂ©buleuses planĂ©taires.

Les Ă©toiles plus massives (>8 Ă  25 Masses du Soleil) pourrons ensuite “tour-Ă -tour” fusionner le carbone, l’oxygĂšne, le nĂ©on et le silicium. Quand la fusion du silicium se termine (faute de carburant), la production d’énergie s’arrĂȘte brutalement et l’étoile devient trĂšs instable, ce qui mĂšne finalement Ă  son explosion. Cette explosion est ce qu’on appelle une supernova. Le cƓur de l’étoile devient alors une Ă©toile Ă  neutrons. Les Ă©toiles Ă  neutrons sont les plus petites et plus dense objets cĂ©lestes Ă  part les trous noirs. Ces Ă©toiles ont un rayon de 10 Km et une masse de 1.4 fois celle du soleil. Les supernovĂŠ est un phĂ©nomĂšne de courte durĂ©e, et la lumiĂšre intense gĂ©nĂ©rĂ©e va rapidement diminuer. La derniĂšre supernova observĂ©e dans la Voie LactĂ©e date de 1604. Ces explostions laissent des “rĂ©manents de supernovae” qui sont observables au tĂ©lĂ©scope.

Les nébuleuses:

Il existe plusieurs types de nébuleuses:

  1. Les nĂ©buleuses en Ă©mission (rĂ©gions H II) sont des nuages de gaz (hydrogĂšne) ionisĂ© dans le milieu interstellaire qui absorbent la lumiĂšre d’une Ă©toile chaude proche et la réémettent sous forme de couleurs variĂ©es Ă  des Ă©nergies plus basses. Ces rĂ©gions sont le site de formation d’Ă©toiles.
  2. Les nĂ©buleuses par rĂ©flexion sont des nuages de poussiĂšres qui rĂ©flĂ©chissent la lumiĂšre d’une ou plusieurs Ă©toiles voisines. Ces Ă©toiles ne sont pas assez chaudes pour causer l’ionisation des gaz, comme dans le cas des nĂ©buleuses en Ă©mission, mais sont assez lumineuses pour permettre une dispersion suffisante pour rendre la poussiĂšre visible.
  3. Les nĂ©buleuses sombres: Comme leur nom l’indique, les nĂ©buleusessombres, ou obscures, ne brillent pas, mais cachent l’espace qui se trouve en arriĂšre-plan. Ce sont des rĂ©gions oĂč les poussiĂšres et gaz interstellaires sont concentrĂ©es en grands nuages. Ces nĂ©buleuses sont visibles si elles bloquent la lumiĂšre des Ă©toiles en arriĂšre-plan.

Les amas d’Ă©toiles:

Il existe deux types d’amas d’Ă©toiles:

  1. Les amas d’étoiles ouverts, formĂ©s de quelques dizaines Ă  quelques milliers d’étoiles issues du mĂȘme nuage molĂ©culaire gĂ©ant. Ces Ă©toiles ont un Ăąge similaire. Plus de 1’100 amas ouverts ont Ă©tĂ© dĂ©couverts dans la Voie LactĂ©e, et on pense que beaucoup d’autres existent.
  2. Les amas globulaires qui sont des conglomĂ©rats sphĂ©roĂŻde d’étoiles liĂ©es par gravitation. On en connaĂźt dĂ©jĂ  plus de 150 dans la Voie lactĂ©e. Ces amas d’étoiles peuvent contenir entre quelques dizaines de milliers et plusieurs millions d’étoiles, et leur diamĂštre varie entre 10 et 300 AL. Il y a environ 2 Ă©toiles par AL. Dans les galaxies spirale, comme la Voie LactĂ©e, ils se trouvent essentiellement dans la zone pĂ©riphĂ©rique, ou le halo galactique.

Les galaxies:

Les galaxies sont des systĂšmes tentaculaires composĂ©s de poussiĂšres, de gaz, de matiĂšre noire et d’un million Ă  des centaines de milliards d’Ă©toiles, le tout maintenu par la gravitĂ©. Presque toutes les grandes galaxies compteraient Ă©galement en leur centre des trous noirs supermassifs. Dans la nĂŽtre, la Voie lactĂ©e, le Soleil n’est qu’une Ă©toile parmi 100 Ă  400 milliards d’autres en orbite autour de Sagittarius A*, un trou noir supermassif d’une masse Ă©quivalente Ă  quatre millions de soleils.

Il existe plusieurs types de galaxies:

  1. Les galaxies spirales. Une galaxie spirale se prĂ©sente sous la forme d’un disque plat en rotation autour d’un bulbe central entourĂ© de bras en spirales. Comme d’autres galaxies spirales, notre Voie lactĂ©e possĂšde une barre d’Ă©toiles en son centre.
  2. Les galaxies elliptiques. Elles ont la forme d’une Ă©llipse. Parfois, cette Ă©llipse est si prononcĂ©e que certaines prennent la forme d’un cigare.
  3. Les galaxies lenticulaires. Comme les galaxies spirales, elles se composent d’un disque Ă©toilĂ© relativement fin en rotation autour d’un bulbe central, mais sans bras en spirale. Comme les galaxies elliptiques, elles ne contiennent que peu de poussiĂšres ou de matiĂšre interstellaire et semblent se former le plus souvent dans les rĂ©gions les plus densĂ©ment peuplĂ©es de l’espace.
  4. Les galaxies qui ne rentrent dans aucune de ces trois catĂ©gories sont appelĂ©es galaxies irrĂ©guliĂšres. Elles ne suivent pas de forme particuliĂšre, et donnent simplement l’impression d’ĂȘtre dĂ©formĂ©es.

Les trous noirs:

Un trou noir est un endroit de l’espace oĂč la gravitation est tellement forte que mĂȘme la lumiĂšre et d’autres ondes Ă©lectromagnĂ©tiques, ne peuvent s’en Ă©chapper. Cela revient Ă  dire que les trous noirs sont optiquement invisibles. Un trou noir peut se former lorsqu’une Ă©toile supergĂ©ante meure aprĂšs qu’elle a Ă©puisĂ© son carburant. La relativitĂ© gĂ©nĂ©rale prĂ©dit que si la matiĂšre est suffisamment concentrĂ©e elle va s’effondrer sous sa propre gravitation et qu’elle va se concentrer en une rĂ©gion appelĂ©e singularitĂ© gravitationnelle. Cette rĂ©gion est limitĂ©e par une surface appelĂ©e “horizon des Ă©vĂšnements du trou noir” (Event Horizon).

 

Unité astronomique (UA):

L’unitĂ© astronomique est utilisĂ©e pour exprimer les distances dans le systĂšme solaire. Une unitĂ© astronomique correspond Ă  la distance moyenne terre lune.
Une UA correspond Ă  8,32 minutes lumiĂšre. La lumiĂšre met donc 8.32 minute pour faire le trajet Soleil-Terre.
Lors de la 28e assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’Union astronomique internationale, tenue fin aoĂ»t 2012, l’unitĂ© astronomique est dĂ©finie comme valant exactement 149’597’870’700 mĂštres. Elle se note « ua » ou « UA » en français.

Année-lumiÚre (AL):

UnitĂ© de distance utilisĂ©e en astronomie, principalement pour les objets Ă  l’extĂ©rieur de notre systĂšme solaire. Elle correspond Ă  la distance parcourue par la lumiĂšre dans le vide en une annĂ©e.
On utilise pour cela une annĂ©e de 365.25 jours, soit 31’557’600 secondes. La vitesse de la lumiĂšre est fixe et correspond Ă  299 792 458 m/s. Une AL est donc exactement 9’460’730’472’580,8 km.
L’étoile la plus proche de du Soleil (Alpha du Centaure C) se trouve 4,22 AL

Dates et heures:

Les astronomes utilisent le temps universel coordonnĂ© ou UTC.  UTC n’est pas influencĂ© par « l’heure d’été » et est centrĂ© sur le fuseau horaire de l’Angleterre.
UTC est une Ă©chelle de temps comprise entre le temps atomique international (TAI) qui est stable mais dĂ©connectĂ© de la rotation de la Terre et le temps universel (TU), directement liĂ© Ă  la rotation de la Terre et donc lentement variable. Le terme « coordonnĂ© » indique que le temps universel coordonnĂ© est identique au temps atomique international dont il a la stabilitĂ© et l’exactitude Ă  un nombre entier de secondes prĂšs, ce qui lui permet de coller au temps universel Ă  moins de 0,9 s prĂšs.

Orbite:

Trajet d’une corps cĂ©leste autours d’un autre. Une orbite n’est quasiment jamais parfaitement circulaire, et toujours Ă©liptique.

Vitesse orbitale:

Vitesse du corps cĂ©leste sur son orbite. La vitesse d’un corps cĂ©leste diminue avec son Ă©loignement du soleil.

Période de rotation:

Le temps qu’il faut, en heures ou jours terrestres, pour que le corps cĂ©leste fasse un tour complet sur son axe.

Rayon Ă  l’équateurExprimĂ© en kilomĂštre il indique la taille du corps cĂ©leste. La dimension d’un corps cĂ©leste peut aussi ĂȘtre indiquĂ© par son diamĂštre en kilomĂštres notĂ©: Ø.GravitĂ©AccĂ©lĂ©ration qu’un corps subit Ă  la surface d’un corps cĂ©leste exprimĂ© en m/s2. Sur Terre, cette valeur est de 9.81 et correspond Ă  1 « g ».

Planétarium et cartes du ciel en ligne:

Logiciel de planétarium:

Simulateur de téléscope:

Telescope Simulator

Phases de la lune:

Calendrier des Phases Lunaires

Logiciel Startrails:

Startrails

Astronomie solaire:

 

General:

  1. Le gand guide de l’astronomie. Editions GlĂ©nat, Grenoble, 2023. ISBN: 978-2-344-05795-7.

Ouvrages sur un aspect particulier:

  1. Pluton, la quĂȘte, l’exploration, la polĂ©mique. Olivier de Goursac. Editions Delachaux et NiestlĂ©, Paris, 2023; en  partenariat avec la SociĂ©tĂ© astronomique de France (SAF). ISBN: 978-2-603-02975-6.
  2. Les secrets du Soleil. Miho Janvier. Editions Alisio, leduc, 2023. ISBN: 978-2-37935-392-5.

Histoire:

  1. Histoires extraordinaires et insolites d’astronomes. Jean-Pierre Luminet. Editions Buchet/Chastel, Libella, Paris, 2022. ISBN: 978-2-283-03480-4.
  2. Etoiles, une histoire de l’Univers en cent astres. Florian Freistetter. Edition Champs Sciences, Flammarion, Paris, 2020. ISBM: 978-2-0804-3128-8.

 

Je peux vous conseiller la librairie “Le Chrono’Page” Ă  1860 Aigle, Rue Farel 9. www.lechronopage.ch

Comment prendre des images du ciel profond

Un bref survol des méthodes utilisées

Etape 1:
Choix de l’objet cĂ©leste et de l’Ă©quipement.

Etape 2:
Pointer le télescope et prendre les images.

Etape 3:
Callibrer et intégrer les images.

Etape 4:
Combinaison des couleurs.

Etape 5:
Traitement de l’image.

Etape 1: Pour choisir un objet cĂ©leste d’intĂ©rĂȘt on peut utiliser des logiciels gratuit comme par exemple “Cartes du Ciel” ou “Aladin” en combinaison avec des listes d’objets cĂ©lestes tels que les catalogues Messier, Sharpless, Lynd’s bright nebulae, et Lynd’s dark nebulae. Ces catalogues donnent des informations utiles pour chaque objet, telles que les coordonnĂ©es des objets dans le ciel, leur dimensions et leur luminositĂ©. Avec ces informations il sera possible de dĂ©terminer le type de tĂ©lescope qui conviendra le mieux Ă  un objet en particulier. Avec l’application Telescopius, par exemple, on pourra vĂ©rifier que la combinaison tĂ©lescope-camĂ©ra Ă  disposition couvrira un champs de vision adĂ©quat pour l’objet choisi.

Le type d’objet sera dĂ©terminant quant au choix des filtres Ă  utiliser. Pour une nĂ©buleuse, on pourra choisir des filtres Ă  bande Ă©troite qui permettent de combattre la pollution lumineuse et Ă  faire ressortir les couleurs des nĂ©buleuses. Par contre, pour une galaxie ou une nĂ©buleuse obscure on choisira plutĂŽt des filtres Ă  bande large (Luminance, Rouge, Vert, Bleu). Dans certain cas, on pourra les combiner avec les filtres Ă  bande Ă©troite, particuliĂšrement si on veut faire ressortir les rĂ©gions riches en hydrogĂšne dans une galaxie.

La luminositĂ© de l’objet dĂ©terminera la durĂ©e des expositions. Pour cela il faut un peu d’expĂ©rience, mais il est toujours possible de prendre quelques expositions de durĂ©es croissantes afin de dĂ©terminer la durĂ©e optimale.

Etape 2: AprĂšs avoir vĂ©rifiĂ© le champs de vision dans Telescopius, et si nĂ©cessaire ajustĂ© les coordonnĂ©es du centre de l’image, on reportera ces coordonnĂ©es dans le systĂšme de contrĂŽle de la monture du tĂ©lescope, ce qui permet de pointer le tĂ©lescope sur l’objet Ă  photographier. Pour cela il faut que la monture du tĂ©lescope soit bien rĂ©glĂ©e et orientĂ©e correctement par rapport au pĂŽle nord cĂ©leste. DĂšs que le tĂ©lescope est pointĂ©, la monture suivra l’objet en compensant la rotation de la terre.

Peut alors commencer la prise de vues. En gĂ©nĂ©ral on prendra des images allant de 30s Ă  300s, en fonction de la luminositĂ© de l’objet et du rapport focal du tĂ©lescope utilisĂ© (e.g. pour obtenir une luminositĂ© similaire Ă  une image de 60s prise avec un rapport focal de f/2.2, il faudra prĂšs de 300s avec un rapport focal de f/7). La plupart du temps, je prends entre 60 et 120 images avec chaque filtre, mais si l’objet est trĂšs peu lumineux, j’augmente le nombre d’images. Les images du calendrier ont des temps d’exposition totales allant d’une dizaine Ă  plus de 30 heures. Toutes ces manipulations sont commandĂ©es par ordinateur Ă  travers l’application Astro Photography Tool.

Etape 3. Une fois les prises de vues stockĂ©es sur l’ordinateur,  il faut les vĂ©rifier afin d’éliminer celles qui ne sont pas utilisables, comme celles qui comportent des traces de satellites trop visibles ou des passages nuageux. Les images qui restent sont alors calibrĂ©es avec des images « flat », « dark » et « bias » qui corrigent les « bruits » causĂ©s par l’optique du tĂ©lĂ©scope et l’électronique de la camĂ©ra. Puis, il faut intĂ©grer ces images, ce qui permet de rĂ©duire le bruit de fond par rapport au sujet photographiĂ© (cf. image ci-dessous). Il faut bien entendu faire cela pour chaque filtre utilisĂ©. Ces images finales en noir et blanc, chacune attribuĂ©e Ă  une couleur en fonction du filtre utilisĂ©, sont alors combinĂ©es pour rĂ©vĂ©ler la couleur de l’image. Toute ces manipulations ont Ă©tĂ© faites avec l’application Astro Pixel Processor.

Etape 4. La combinaison des images intĂ©grĂ©es (en noir et blanc) est une Ă©tape importante qui dĂ©finit dans une large mesure les couleurs finales de l’image.  Pour cela diffĂ©rentes formules de combinaison peuvent ĂȘtre utilisĂ©es. L’exemple ci-dessous montre comment les images des filtres Rouge, Vert, Bleu, Hydrogen-α et OxygĂšne-III donnent une image en couleur. Toute ces manipulations sont faites avec l’application Astro Pixel Processor.

Etape 5. L’image combinĂ©e peut maintenant ĂȘtre traitĂ©e pour rĂ©duire le bruit de fond, rĂ©duire la taille des Ă©toiles, intensifier les couleurs et augmenter les contrastes. Toute ces manipulations ont Ă©tĂ© faites avec les applications PixInsight et GIMP ou Photoshop.

Lien vers un site plus dĂ©taillĂ© sur l’astrophotographie.

La rubrique astronomie

L’envie de partager ma passion pour l’astronomie et faire dĂ©couvrir les beautĂ©s du ciel m’ont poussĂ© Ă  dĂ©velopper « un petit voyage Ă  travers l’univers », un chemin didactique en trois parties au long du chemin du Tour de la Golette Ă  la Forclaz. La troisiĂšme partie de ce voyage a Ă©tĂ© inaugurĂ©e en octobre 2024.  Pour continuer sur cette lancĂ©e, Le Cotterg a conçu la rubrique astronomie qui a pour but de faire dĂ©couvrir les objets cĂ©lestes visibles d’ici et d’ailleurs, communiquer des informations pratiques pour l’observation du ciel et annoncer les Ă©vĂšnements astronomiques au fil des mois. Les articles seront accompagnĂ©s de complĂ©ments d’information, et dans la mesure du possible, de quelques conseils pratiques pour l’observation aux jumelles et la photographie sur le site web mentionnĂ© ci-dessous. Le site vous permet Ă©galement de parcourir les photos prises par l’auteur depuis divers endroits du monde.

Scientifique Ă  la « retraite », j’ai le privilĂšge de consacrer du temps Ă  ma passion pour l’astronomie. J’ai plusieurs tĂ©lescopes qui me permettent de prendre des photos du ciel. Je fais Ă©galement partie de l’équipe de gestion d’un observatoire amateur.


L’auteur avec un de ses tĂ©lescopes

NB: La rubrique Astro du Gotterg parle d’astronomie* et non d’astrologie, qui est un ensemble de croyances et de pratiques fondĂ©es sur l’interprĂ©tation symbolique des correspondances supposĂ©es entre les configurations cĂ©lestes (la position et le mouvement des planĂštes du systĂšme solaire) et les affaires humaines, collectives ou individuelles… suite sur Wikipedia.

*L’astronomie est la science de l’observation des astres, cherchant Ă  expliquer leur origine, leur Ă©volution, ainsi que leurs propriĂ©tĂ©s physiques et chimiques…. suite sur Wikipedia.